Retour aux témoignages

Benoît Corboz

« Raphaël Noir au Studio du Flon, c’est une aventure, une exception, un accident de la nature, un cadeau du ciel. Mais comment expliquer l’inexplicable, comment définir l’indéfinissable…
Raphaël c’est un infatigable chercheur, bidouilleur généreux et farfelu. C’est un gars avide de nouvelles trouvailles et de pirouettes en tous genres, de trucs auxquels les gens comme vous et moi ne pensent pas. C’est une déferlante d’idées chouettes qui se bousculent au portillon, un monstre de drôlerie, de gentillesse et de bêtises tendres.
C’est un type qui ose des choses, tente des coups et se lance à l’eau avec un joli culot plein de pudeur, ou alors c’est de la pudeur pleine de culot, j’en sais trop rien, mais en tout cas avec lui ça marche.
Et puis bien sûr, Raphaël Noir, derrière les portes calfeutrées du studio, c’est le Picasso du Minimoog, le Chaplin du Clavinet, le Nastase du B3, le Blastman du Fender Rhodes, le Paganini de l’arpégiator… Un doux mélange de virtuosité artisanale et de maladresse sensuelle.
Dans la vie comme en musique, la plupart des gens s’évertuent à mettre du deuxième degré dans leur premier. Lui c’est un type qui met du premier degré dans son deuxième, sans faire exprès, à croire qu’il est né comme ça. »

Benoît Corboz – 2005

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